Dans la vie, il y a deux catégories d’individus…

…ceux qui regardent le monde tel qu’il est et se demandent ‘‘pourquoi?’’ Ceux qui imaginent le monde tel qu’il devrait être et qui se disent ‘‘pourquoi pas?’’

Cette citation de G.B. Shaw traduit bien l’état d’esprit du livre blanc « Entreprises Vivantes – Ensemble elles peuvent changer le monde » et de ses auteurs qui se sont regroupés pour fournir un panorama touffu des logiques émergentes dans le monde économique, qui représentent autant de pistes à explorer pour sortir d’une logique purement financière et remettre de la valeur, au sens vie, dans nos organisations et dans les territoires auxquelles elles appartiennent.

Un peu à la manière du film « Demain », mais en regardant cette fois à l’échelle de l’entreprise et non du citoyen, les articles s’appuient ici sur des cas concrets, des retours d’expérience, et abordent les limites; nous sommes en plein dans l’utopie pragmatique…

Ce recueil est très transverse, de l’entreprise libérée à la relocalisation de l’économie, en passant par les méthodes agiles, le social business, l’économie collaborative, la création de valeur globale, l’entreprise transformatrice, la question du travail et du leadership… Des sujets très variés donc, mais il est stimulant de voir au fil des pages comment ces logiques aux approches différentes se recoupent et se répondent autour de démarches de co-création, d’attention à l’autre, de « bon sens », et d’effet d’apprentissage…

Quelques exemples (non exhaustifs) de ce qui m’a particulièrement intéressé dans cette lecture :

  • comprendre pourquoi, bien que l’entreprise libérée soit sur toutes les lèvres, le taux de conversion n’est pas si fort (article d’I. Getz et L. Marbacher);
  • la question de maintien du sens, de la cohérence et de la cohésion au sein d’une entreprise agile fonctionnant en petites unités autonome (article de D. Thouvenin);
  • les témoignages enthousiasmant des entrepreneurs de la ville de Bellingham aux Etats-Unis (article de R. Souchier);
  • le cas encourageant d’une entreprise de BTP étant passée d’une logique « client-fournisseur » à une logique partenariat avec succès en appliquant la notion de valeur globale (article de M. Mack);
  • et le renouvellement du rôle du leader,  «Il s’agit donc pour le leader d’ouvrir un nouvel espace, large, spacieux, aux frontières claires, dans lequel les parties prenantes vont pouvoir co- créer en confiance, chacun sachant que ses propres intérêts sont inclus dans cet espace, ou vont pouvoir s’épanouir ensuite en satellite du système central. » (article de C. Koehler).

Je reprends ici la conclusion de Manfred Mack, coordinateur de cet ouvrage avec Christine Koehler  : « L’étape suivante sera non seulement de collaborer (travailler ensemble pour que « ça marche bien ») mais aussi de se rendre mutuellement meilleurs. ».

Pourquoi pas ?

Pour rappel, vous pouvez télécharger ce livre blanc en cliquant sur ce lien

Publicités